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Nouvelles de Benjamin Zarka

MAREE NOIRE (suite)

MARÉE NOIRE ( Les singes)

Je vis dans une grotte. Je vis sur la montagne. Je ne sors que la nuit. Je mange ce que j'attrape. Je le mange cru : j'ai bien trop peur pour allumer du feu ! Ils pourraient le voir, ou le sentir. Je ne veux pas qu'ils viennent, je ne le veux pas ! Je mange cru, et j'ai froid. Cela ne sert à rien, je le sais, j'en suis sûr. Je le fais quand même, parce que je veux vivre, je veux rester moi ! Je ne suis qu'un homme, sans doute des plus médiocres. Mais je tiens à ce que je suis. Je veux le rester. Je ne veux pas qu'ils viennent. (….)

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LE COQ ET LA CROIX .

Grise, triste, un bras cassé pend légèrement, elle scelle de ses branches le bleu irréprochable du ciel. La Croix ! La croix haut dressée, jaillie comme un cri, un cri de foi, un cri d'effroi ! Effroi de quoi ? De la vie ? De la mort ? De la mort au creux de la vie ? De cette vie engraissée du jus inépuisable de la mort ? Qui donne le plus ? La vie ? La mort ? Qui fera le bilan ? Quel bilan ?
(…...) En face de la croix plantée sur sa chapelle dressée sur sa hauteur comme une pointe au bout du mamelon d'un sein durci, en face de la croix, fier et cambré, devinez quoi ? (…...)

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PURETÉ

Il avait la taille d'un enfant, de douze ans tout au plus, mais ce n'était pas un enfant. Il avait une grosse tête aux cheveux noirs un peu crêpés. Il avait le front bombé. Il avait de grosses lèvres. Il avait le nez anguleux. Et surtout, surtout, il avait deux yeux en forme d'étoiles. Il avait l'air bien fatigué, marchait en traînant les pieds. La poussière de ses vêtements disait le nom de bien des pays, la traversée de bien des déserts. La poussière de sa peau disait la tristesse et la peur à cause des haines rencontrées. Il s'est appuyé contre un arbre. Je voyais bien qu'il n'en pouvait plus. Il a regardé autour de lui, il n'y avait personne, il était bien seul, tout seul. Il y avait l'arbre, du soleil, le soleil était le fruit de l'arbre ; il y avait de l'herbe, des fleurs, même des papillons ; il y avait des bouquets de coquelicots parsemés de fleurettes jaunes ou piqués de pâquerettes ; il y avait quelques oiseaux, ils avaient bien trop à faire pour s'occuper de lui. Il y avait la terre, mais la terre aime tout ce qui vit, la terre n'a aucune haine. Alors il a soupiré, j'ai vu une larme couler le long de son nez. (...) …...............

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