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Nouvelles de Benjamin Zarka

MAREE NOIRE (suite)

LA BAGNOLE

Pour une belle bagnole, c'était une belle bagnole ! Une bagnole comme celle-là, il en avait toujours eu envie. Mais quand je dis : envie ... je crois bien qu'il en rêvait , la nuit. Envie, au point de vendre père et mère ! Voilà qu'il l'avait, sa bagnole ! Sais pas où il l'avait pêchée. L'avait volée, peut-être bien ? Pouvait pas l'avoir achetée, c'est sûr ! Ça coûte des masses de fric, un engin pareil. Rien qu'à la voir, on sentait la vitesse, et la force, et la vie. Le genre de bagnole qui vous considère : on vous parle avec respect. J'ai voulu lui demander comment qu'il l'avait eue, sa bagnole ? Il m'a regardé comme çà, sans rien dire. Il avait pas l'air fâché, remarquez. Ça, non. Il avait l'air … c'est drôle : il avait l'air tout triste ! Tellement triste, que je n'ai pas osé recommencer. Je lui avais fait de la peine : allez savoir pourquoi ! Vous aimez çà, vous, faire de la peine ? Moi pas. Je supporte pas. Alors, j'ai plus rien demandé.(...) …..........................

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LE CRABE .

Il vient tous les matins me serrer la pince : c'est un bien brave crabe, débonnaire dans son armure. Ses yeux saillants, gros comme un melon, me regardent avec amitié, il fait aller ses mandibules, mastique l'air, et puis c'est tout : il s'en va. Je ne sais pas d'où il sort. Un bien brave crabe … pour çà,oui. Tant qu'on ne le contrarie pas, du moins. Parce que, faut pas s'y fier : il n'aime pas qu'on lui marche sur les pattes, çà fait du vilain ! C'est qu'il a de drôles de pinces, ce crabe ! J'avais un ami : un homme jeune, fort, heureux de vivre. Du genre qui prend la vie comme elle vient, sans se poser des tas de questions ni de complications qui ne servent à rien, qu'à vous brouiller les idées (......)

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LA VITRINE.

Le village est désert. Les pas de l'inconnu sonnent sur le goudron de la route. Pensives, les fenêtres sans lumière le regardent passer, des fenêtres closes, comme un secret. L'homme est très étonné : pas à cause des fenêtres noires : après tout, dans les villages, on se couche tôt. Tout le monde sait çà, pense l'homme. Sa pensée prend une intonation railleuse : se railler réconforte. Non, ce n'est pas çà. Ce sont les chiens.Les villages sont pleins de chiens, qui ne dorment pas la nuit, ou d'une seule oreille. Cela aussi, tout le monde le sait, pense l'homme. Cette fois, sa pensée a perdu son intonation railleuse. Les chiens aboient, quand passent des hommes. Jamais on n'a vu les chiens se taire au passage d'un étranger. Ils aboient même si l'homme ne fait pas de bruit, or les pas de l'homme sonnent dans le silence. Ils aboient très fort, très longtemps, à coups de gueule secs ou prolongés, à coups de basses qui grimpent, se cassent, s'exténuent. Mais ce village-là se tait. Pas un chien n'aboie ! Pas une gueule ne signale le passage de l'homme. Les fenêtres sont noires sous la lune qui se cache dans les nuages, les chiens sont muets. (...)

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