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POESIE DE BENJAMIN ZARKA : TRYPTIQUE

VERS LA LUMIERE : Premier volet

   
AMOUR

Pour toi
         J'arracherai aux ceps une hottée d'espace

                     Pour toi
                              Je sortirai de l'eau une battée d'étoiles

                                   Pour toi
                                          Je tresserai une cordée de chants d'oiseaux


 
	 
MENUET

Le jour où tu es venue
S'est ouverte une porte
La musique secrète et surannée d'un menuet
m'a trahi.
J'ai lu dans tes cheveux
les mots marbres veineux de mon soleil natal.
Tes yeux disaient
que le monde valait d'y cueillir la lumière.
Je regardais au loin se perdre mon chemin …
Un olivier nouait se chair. Le vent jouait
parmi les blés illuminés, le vent allègre
dépenaillé, un arbre le cardait,
dans les semailles et les sonnailles
Travaux de blé peine de pain labeur de ceps.
J'ai regardé mon cœur
figue barbare à peau revêche pulpe rêveuse …
Au loin très loin se perdait mon chemin
Un olivier brisait le vent brisait le temps.
Le vent allègre le vent léger le vent volage
le vent pianiste
jouait un menuet naïf et suranné … Le vent
le temps cassé de l'olivier fauchait !
J'ai cru tes yeux quand ils disaient
que le monde valait d'y cueillir la lumière.

	 
	 
 Ton visage
aux yeux de sel

Le vent et encordé à un pieu dans un pré

Un tam-tam quelque part jette
du sang
sur une pierre

Tes doigts texturent la rivière

Un grelot persifleur
passe
dans l'espace
en fleurs

Ton sourire au fond des eaux claires

Avalanche de sang
empennage vivant
le cri d'un olivier a terrifié la nuit

Un liseron, gaiement, s'infiltre dans tes veines

Sous les sabots des mules
la pierraille
s'écaille

Le arbre se suspendent aux branches du soleil.


	
	 
Le ciel est de verre
La lune est en bois
Dans ma paume vit une fleur
Elle est grande comme un soleil
Mais personne pour la voir
Que toi

Le ciel est de verre
La lune est en bois
Un grillon dort dans mes yeux
Un grillon buveur de ciel
Mais personne pour le savoir
Que toi

Le ciel est de verre
La lune est en bois
Dans ton corps poussent des fruits
Sans écorce ni pépins
Mais personne pour les cueillir
Que moi

	

"Je ne connais qu'un devoir, c'est celui d'aimer"
Albert Camus

"Si tu veux comprendre le mot de bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Saint-Exupéry (Antoine de)

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