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POESIE DE BENJAMIN ZARKA : TRYPTIQUE

SANG ET LUMIERE : Second volet

		POURTANT …

L'homme et la pierre ont même chair
L'homme et le vent ont même chant
L'homme et le bois ont même joie
L'homme et la Terre ont même chant

		OBSTINATION

Où t'en vas tu ainsi, chancelant,
pauvre hère,
père misère,
le dos ployé, le front plissé,
les dents sérrées, les poingts crispés?

Où t'en vas tu ainsi, haletant,
dans l'air putride,
la nuit fétide?
Tu as perdu, le comprends tu?
Laisse tomber, tu es perdu!

Tu te cramponnes, 
A quoi, en somme?
Tu déraisonnes,
Tu n'es qu'un homme!

Et l'homme répondit:
"Je suis maçon, je suis poète,
Je suis amour. C'est mon orgueil.
J'irai tout au bout de la nuit,
Clopin-clopant vers la lumière."
JOUR DE L'AN


Jour de l'An !
Sonnent les cloches ?
Pour chanter quoi ?
Clochers dressés, pointés vers quoi ?
Que montrez-vous ? Que voyez-vous, là-haut ?
Le ciel est vide !
Le ciel se tait !
Le ciel ne voit ni n'entend pas !
Le ciel ignore vos doigts levés !
Au loin, la terre fume.
Anne, ma sœur Anne, que vois-tu donc brûler ?
Vois-tu ces maisons calcinées ?
Sonnent les cloches ! Sonnent plus haut !
Pour cacher quoi ?
Cacher les cris ? Cacher les pleurs ?
Jour de l'An, jour de sang, jour de faim,
Jour de misère vampirisée,
Jour quelconque.
Sonnent les cloches ! Pour rythmer quoi ?
Les canons grondent à l'unisson.
Clochers tendus vers ce ciel vide …
Le soleil rayonne, s'étonne,
Le soleil ne comprend pas
Pourquoi les cloches sonnent faux,
Le jour de l'An.

Au pays noir

le charbon noir
le destin noir
dans les corons

de ses mains noires
de ses doigts noirs
le vent caresse
des enfants noirs

un homme fou un homme flamme
flotte invisible au pays noir

il trace au soir
sur les murs noirs
une croix noire

croix sans espoir

de ses mains noires
de ses doigts noirs
le vent efface
les pas du soir

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"Je ne connais qu'un devoir, c'est celui d'aimer"
Albert Camus

"Si tu veux comprendre le mot de bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Saint-Exupéry (Antoine de)