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POESIE DE BENJAMIN ZARKA : TRYPTIQUE

D'ARGILE ET D'EAU : Troisième volet

            j'écosse la lumière

           de nacre est son écale

des cailloux fécondés dans ma paume ont roulé


            
            L'argile était en terre
            L'eau était en rivière
            Survint le potier
            L'argile et l'eau s'épousèrent

LES MAINS DU POTIER

Le potier aux mains de miel,
Mains de glaise, mains d'eau,
Le potier aux doigts agiles
Caresse l'argile.
Sous ses doigts monte une silhouette.

Le potier aux mains d'amour
Tend la main vers une étoile.
Pardon ! Dit le potier. Faites ! Répond l'étoile.
Merci, dit le potier,
qui décroche un rayon de lumière,
le glisse dans sa statuette.
La statuette sourit.

Le potier aux mains de feu
Puise une louche de lave.
Croquant ! Crie le Volcan.
Les volcans ont mauvais caractère !
Mais le potier n'en a que faire.
Il glisse la roche liquéfiée
Dans les veines de la glaise.
La statuette prend vie.

C'est ainsi,
D'argile et d'eau,
D'azur et de lumière,
et de lave brûlante,
que le potier créa la Femme.

	
J'ai écrit
Cette nuit
Un poème.

Oh ! Quel poème j'avais écrit !

J'ai recopié
Le poème
Sur un cahier
D'écolier
Pour ne pas
L'oublier
Au soleil
Du réveil.

Oui ! Quel poème j'avais écrit !

Mais au matin
Un lutin
Pas très malin
sur le cahier
D'écolier
A renversé
L'encrier.

	
	
NOTES D'ÉTÉ

Guitare, je te donne
Les doigts verts du persil
Un épi de lavande,
L'abeille qui bourdonne,
Guitare, je te donne.

Guitare ;, je fredonne.
Griserie du grillon.
Une hirondelle trisse.
Une brise bougonne.
Guitare, je fredonne.

Guitare, je pardonne.
L'oiseau bleu qui s'exile.
Une fée se faufile.
Notre amour qui bourgeonne.
Guitare, je pardonne.

	 
CHENE-LIÈGE DE MON ENFANCE .

À cause de mes pleurs d'enfant,
   Un chêne-liège en la forêt
   Sa peau vivante m'a donné.

Il a saigné, le chêne-liège !

Mais le soleil chantait, le vent jouait
   Folâtrant dans mon cœur d'enfant.

Sur le chêne-liège à la peau trouée,
   Fontaine de vie, blessure d'amour,
   J'ai posé mon cœur enchanté.

Le liège souple et chaud de l'arbre torturé,
   Le liège en vaisseau s'est changé.

Sur le vaisseau aux lignes souples,
   Sur le vaisseau d'amour et d'arbre,
   Sur le vaisseau fleur de soleil,
   Ma joie d'enfant s'est embarquée.

   Où le vaisseau a-t-il flotté ?

J'irai un jour vers la forêt
   Où sur son socle de montagne,
   Dressant sa chair cicatrisée,
   Un chêne-liège au loin regarde
   Où le vaisseau s'en est allé.

L'oiseau m'appelle,
Que me veut-il ?
Me chanter le bleu du ciel,
Ciel de fête poudré de rose ?

L'oiseau m'appelle,
Que me veut-il ?
Chanter la douceur de l'air,
Chanter le soleil en fleur ?

L'oiseau m'appelle,
Que me veut-il ?
Vanter la chaleur du nid,
Chanter tout ce bonheur en lui ?

Bonheur du matin,
Rayon quotidien,
Fleurette amoureuse,
Bourgeon plein de sève.

Vois : le Temps jaloux,
Le Temps impuissant
S'acharne après nous,
Vainement !

Il y a tes yeux,
Il y a ta main,
Sources de lumière,
Brins de romarin.

Vois : le Temps jaloux
Sourit malgré lui.
Le Temps s'attendrit,
L'amour est si doux !

L'amour est si fou !
L'amour est tendresse.
L'amour est jeunesse,
Gardons-le en nous.

L'oiseau m'appelle,
Que me veut-il ?
Me dire la chaleur du nid,
Chanter tout ce bonheur en lui.




Je voudrais découvrir un chemin
qui sorte de l'espace
qui s'écarte du temps.

mais tous les chemins
sont tracés par les hommes
car tous les chemins
rejoignent les hommes.

je voudrais découvrir un chemin
qui me conduise vers la lune
chemin d'oiseaux chemin d'abeilles
chemin de fleurs à travers prés
chemin de rêve et d'improbable

mais tous les chemins
sont tracés par les hommes
car tous les chemins
rejoignent les hommes.

un jour, j'ai trouvé un chemin
tout bancal
un chemin d'arbres et de fleurs
qui s'en allait à travers prés
je suis parti main dans la main
dans la main du chemin
je suis parti si loin
au-delà de la lune
au-delà du soleil
je suis parti vers quel pays
mais au bout du chemin
j'ai retrouvé la ville

car tous les chemins
sont tracés par les hommes
car tous les chemins
rejoignent les hommes.

	

"Je ne connais qu'un devoir, c'est celui d'aimer"
Albert Camus

"Si tu veux comprendre le mot de bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but."
Saint-Exupéry (Antoine de)

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